LES NOMS DE LIEUX DU CAROUX


CAROUX, en langue d'òc s'écrit CAROS, se dit CAROUS

Nous retrouvons la racine "CAR" attribuée au site de montagne, au rocher.



Le Barthas, quand on perd le chemin, quelquefois on barthasse dans le Caroux (c'est le baptème!!)...Se prononce bartas, la broussaille.

Le bosc, lo bòsc (lou bosc, le o avec accent, ò, se prononce o), le bois en òc, avec les variantes augmentatives, lo boscas (lou bouscas) ou diminutives, lo bosquet (lou bousquet).

Le Pas du Cabalet, le passage du petit cheval, en òc, caval = cheval + diminutif terminaison "et" donc cavalet, le "v" se prononce "b". Lo Pas, dans le sens de col, se prononce lou Passs...

La cabrière, vient de cabra en òc, un endroit où il y a des chèvres. Côté Tarn, c'est la Craba (pr. crabo), ce n'est pas un crabe mais une chèvre ou la cornemuse de la Montagne Noire... per dansar!!

La calade, calada en òc, rue ou chemin empierré, una calada (uno calado), c'est aussi qu'une pierre...

Lo Camin Farrat ou Ferrat, le chemin ferré, se dit des chemins les plus anciens, rappelant le bruit des sabots ferrés des mules ou des ânes.

Cap Diol, prononcer cadiol, domine Colombières, il est dommage que ce nom s'efface devant Bastion, terme récent inventé par les grimpeurs. Peut venir de Cap, tête en occitan et Diol, à l'origine mal cernée...

Douch, Dotz ou Dotch (prononcer doutz ou doutch), le "tz" est de la montagne, le "tch" de la plaine, c'est la source ; il n'y en a pas 12 à Bédarieux!

La draille ou draye, dralha en òc, le lh occitan est le ill français, c'est le chemin des troupeaux de brebis, le chemin de transhumance.

L'Esquino d'Aze, en graphie occitane : l'esquina d'ase, se prononce l'esquino d'azé, le dos d'âne.

La Fage vient du fau, le fayard, le hêtre, la lettre "g" s'élide et ne s'entend pas, Lafaille en français.

Farrières, un lieu où il y a du fer, un filon minéralisé monte et passe au col de la Narquoise.


Bona passejada,(bouno passéjado) bonne randonnée...

Les Fleysses, vient du latin flexus, flexueux. Le chemin des Fleysses monte vers la Serre de Madale en grands lacets...

La font, Font Salesse, La source, la source dans les saules, a donné fontaine en français.

La Gleise, c'est bien sûr l'église qui s'écrit en occitan la glèisa, le a final se prononçant o.

La Jasse, bergerie en langue d'òc, s'écrit jaça, du verbe jaire (coucher). La jaça d'Alingrin (se prononce en occitan la jasso d'Alingri, le "n" final ne se prononce pas).

Les rajals, vient de rajar, sourdre, jaillir en parlant de l'eau, les rajals sont les petits ruisseaux non loin de la source.

Le Rieutord, de rieu en òc, donc, le ruisseau tortueux. On trouve aussi la forme rec, petit ruisseau.

Le Rec Grand, pour ceux qui font du canyoning, ils descendent le grand ruisseau...

Le Roujas, le lieu rouge, en occitan lo Rojas, la terminaison péjorative "as" indique un lieu vraiment très rouge...

La serre, ici est au féminin, la serra, dans les Cévennes centrales on dit "le serre". Ce sont les longues et larges croupes ondulantes, presque horizontales qui font le paysage cévenol.

Le Théron, Teron en òc, prononcer térou, (le "h" est une invention française), c'est aussi la source ou plutôt la fontaine car se trouve souvent dans les hameaux ; autres, ruisseaux du Thérondel ou des Thirondels...

Le plo, est la transcription phonétique de plan en òc, c'est un endroit plat, ici une hauteur, un sommet plat. Le Bel Plo, bel en occitan c'est plutôt grand que beau, donc le grand plan.

Le Plo des Brus, littéralement le sommet plan des bruyères (brucs). Sur le cadastre ancien, on trouve la mention Plo de Bru ; le "de" se prononce dé d'ou le "s" en français et la mise au pluriel...

Le Sécadou, en occitan s'écrit  lo secador, le e se dit é, le r final ne se prononce pas et le o se dit ou, d'ou "sécadou"...

 

 

A lèu, à bientôt...